Faut-il donner plus de pages à un article? Ou moins? Le problème est constant et il se pose depuis que les journaux existent. D'un côté, les journalistes estiment, souvent à raison, que leur sujet est important, et qu'il serait dommage de résumer leur longue enquête, qui leur a permis de récolter une myriade d'informations intéressantes, sur deux ou trois pages seulement.
De l'autre, la rédaction en chef tente de garder un certain équilibre dans le sommaire du journal, et de répondre aux voeux des lecteurs, qui veulent des articles plus courts et plus denses. Une sorte d'exercice d'équilibrisme, donc.
Exemple concret dans le dernier numéro, avec l'interview de la conseillère fédéral Doris Leuthard. Les journalistes voulaient au moins trois pages, arguant que l'on n'a pas tous les jours un conseiller fédéral dans les pages du magazine et que ça vaut la peine de lui consacrer un peu de place. De l'autre, le rédacteur en chef estimait que deux pages étaient suffisantes et que, tant pis, il fallait élaguer et ne retenir que les deux ou trois thèmes les plus importants.
Comme c'est le chef, il a bien entendu gagné.
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